C’est l’histoire de « Tu connais The Giving Tree ? » et d’un millier d’autres dons
Hello you,
Cette newsletter retrouvera les chemins autrefois empruntés ici même: ceux de la réflexion, de l’introspection partagée. J’oserais même affirmer : “de ce qui me fait vibrer”.
Ces deux derniers mois furent une épreuve de feu
Je vous rassure, aucun incendie à déclarer. Tout s’est passé à l’intérieur de moi-même, une immense fatigue psychologique prolongée en symptômes physiques violents (chopper deux souches de grippe différentes à deux semaines d’intervalle, ça m’a mis complétement KO, et je pense que ce n’est pas totalement dû au hasard).
Avec la sortie de Woman et de Where do We Go, avec tout ce planning réglé comme du papier à musique, cette pression à devoir réussir ce que j’entreprends, j’ai perdu le fil. Mettant mon désir entre parenthèses et enfilant à nouveau le costume de l’entrepreneur / marketeur, je me suis à nouveau perdu l’espace de quelques temps.
Avant de reprendre le chemin perdu, mon esprit a commencé par trouver des boucs émissaires faciles. Comme d’habitude. La joie de faire de la musique, d’écrire et de composer m’ont quittés. J’ai eu peur de tout perdre à nouveau, et je me suis approché dangereusement du mur de la résignation. Le contexte international n’a pas facilité mes pulsions nihilistes.
Mais voilà, l’avantage de l’âge c’est qu’on a déjà vécu ces situations, et le temps mis pour se ressaisir est à chaque fois plus court. Mes pas m’ont à nouveau guidé vers mon refuge insulaire, où j’ai pu me reconnecter au tout en fixant l’horizon droit dans les yeux. J’ai remis les idées dans le bon sens. J’ai à nouveau ouvert l’âme, pris le temps de confronter et d’écouter attentivement. L’amour, la famille et les amis étaient au rendez-vous, comme toujours. C’est précieux. Je clôture donc ce chapitre et en débute un nouveau, celui de la morale de cette histoire, que j’aimerais partager avec vous.

Recevoir
Pendant cette période de 3 mois où je me focalisais quasi exclusivement sur les dimensions marketing / communicationnelles de mon projet artistique, j’ai eu la chance de pouvoir rencontrer de nouvelles personnes ultra talentueuses et retrouver des âmes qui gravitent depuis toujours autour de ce que j’ai décidé de nommer “5 Horses”.

Je pense en vrac à Cole Mitchek, auteur de vidéos “Small Songs” qu’il publie sans rien attendre en retour, je pense à Jérôme Gras, le grand absorbeur de mes humeurs, à Olivier Legall qui se contorsionne pour être là quand il faut, à Clément Febvre qui douille et garde la patate tout le temps. Je pense au talent de Léon Géoni qui s’est pointé, a pris de superbes photos du concert au Supersonic sans qu’on le remarque. Je pense à Clara (aka Faune) qui m’a ouvert à d’autres horizons inconnus. A Karim Jaafari et son talent d’écriture. Je pense évidemment à Bruno Berle grâce à qui aujourd’hui des milliers de nouvelles personnes écoutent ma discographie.
J’ai pris tout ça pour acquis. Correction : une partie de moi, la partie fatiguée, celle qui avait l’impression de “devoir gérer”, a pris ça pour acquis. L’autre, celle encore là malgré tout, voyait les signes, les cadeaux qui tombaient les uns après les autres (et continuent de le faire).
Donner
Julien Girbig, à qui je dois énormément (les larmes montent, je prends), m’envoie un message sur Instagram “tu connais The Giving Tree?”. Je ne connaissais pas. Il était persuadé que si, à l’écoute de mon dernier titre “You are a Tree”. Ayant eu l’occasion de lire l’histoire entre temps, je comprends pourquoi.

Ce livre pour enfants écrit par Shel Silverstein serait l’objet d’années d’approfondissements philosophiques et de dizaines de lectures différentes.
Un arbre qui (se) donne même après sa mort, sans rien attendre en retour que le bonheur de son ami, cet enfant qui devient vieillard et qui, tout au long de sa vie, sera appelé “enfant” par son ami “arbre”. Lorsque l’on écoute les paroles de “You are a Tree” on peut y voir en effet la réponse de l’enfant à l’arbre de Shel Silverstein.
Donner sans rien attendre en retour, en ayant totalement conscience et confiance que le retour viendra, et le plus souvent par d’autres voies. Cette phrase convoque tellement de souvenirs que j’ai du mal à faire de l’ordre et à tous les citer. Mais, vous aussi, vous avez eu ce genre de conversations, de rencontres, de lectures. J’en suis sûr. Je ne fais qu’enfoncer une porte déjà poussée par des dizaines de milliards d’autres êtres humains avant moi.
Recevoir = Donner = recevoir
Alors, que faire ? Simplement cela : donner, donner, donner, sans rien attendre en retour (Florent Pagny / Pascal Obispo).
En donnant, je reçois. Je reçois pour moi. Pas l’egotrip de se croire “bon” ou “méritant”. Plutôt celui de continuer à donner ce qu’on sait faire de mieux, en étant aligné avec ce qui nous fait vibrer. Ecrire ce texte, par exemple. Composer des chansons par exemple. Les mettre dans le monde et qu’elles puissent vivre.

Chanter avec les amis, jouer de la musique pour les amis. Et que les amis soient plus nombreux chaque jour me remplit de joie. Sincèrement.
Merci
Merci pour votre lecture, votre soutien, je sens vos ondes.
Je vous invite à cliquer sur les liens que j’ai mis ici ou là dans le texte ci-dessus, pour découvrir toutes ces personnes qui ont croisé ma route ces derniers temps. J’ai l’intuition que les rencontres des prochaines semaines seront tout aussi belles.
Si vous avez l’énergie, le temps, l’envie, n’hésitez pas à me répondre et à me diriger vers les rencontres qui vous ont fait vibrer ces derniers temps.
Peace and love comme ils disaient fut un temps.
Marc / 5 Horses
Laisser un commentaire